Arpège
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Événements9 minutes de lecture

June 1, 2026

Regards croisés d’Arpège et Oppidis sur 20 ans de transition numérique des collectivités Réunionnaises.

Depuis sa création, Arpège grandit avec des acteurs de confiance tels qu’Oppidis. Aujourd’hui, à l’aube de vingt années de collaboration entre Arpège et Oppidis, nous nous plongeons dans ce qui fait la force de l’accompagnement des collectivités réunionnaises dans la modernisation de leurs services publics. Une collaboration construite dans la durée, fondée sur la proximité, la confiance et une expertise métier partagée, sur laquelle s’expriment Cécile Berthélémé, Co-dirigeante d’Arpège et Guillaume Belaud, Fondateur d’Oppidis.

Comment est née la collaboration entre Arpège et Oppidis il y a 20 ans ?

GB : Au tout début, j’ai travaillé au sein des équipes d’Arpège en métropole, avant d’intégrer Bull Réunion.
Ancien d’Arpège et en charge de la mise en place de ces logiciels pour le compte de mon ancien employeur (Bull Réunion) qui se recentrait sur ses métiers historiques, j’ai tout de suite voulu continuer cette activité et l’organiser en direct avec Arpège. C’était une évidence pour moi. Ce n’était peut-être pas évident pour Arpège de passer d’un partenaire multinational présent sur tous les continents à une toute petite entreprise, mais Bruno Berthélémé m’a fait confiance.

CB : Les clients Arpège bénéficiaient à travers Bull Réunion de l’expertise de Guillaume. C’est ça qui nous paraissait essentiel à l’époque. C’est toujours le cas aujourd’hui d’ailleurs.

Quels étaient les enjeux des collectivités à La Réunion à cette époque ?

GB : Il y a 20 ans, l’enjeu principal était de s’assurer que le contexte local et les adaptations nécessaires qui en découlent soient bien prises en compte. C’est important d’avoir une écoute spécifique et des solutions souples et adaptables. Aussi, l’arrivée du numérique a été assez brutale. Nous sommes passés du papier crayon au smartphone sans passer par l’étape PC à la maison… Et c’est un peu la même chose dans les services des collectivités.

CB : En métropole comme dans les DROM, notre souhait était et reste d’apporter les mêmes services à nos clients. Accompagner les collectivités réunionnaises dans leur transition numérique était une évidence, afin qu’elles puissent offrir les mêmes services à leurs administrés qu’une ville métropolitaine. Aussi, l’accompagnement des agents de mairies aux nouveaux usages numériques était primordial pour faciliter leur quotidien et pouvoir libérer du temps pour les demandes de leurs habitants. À noter que le développement numérique est arrivé avec son lot d’opportunités et de menaces... Chez Arpège, nous avons une attention particulière au traitement des données personnelles des usagers. Nous avons conscience de notre responsabilité sur cette question et mettons les moyens nécessaires pour sécuriser notre approche.

En quoi un intégrateur local est-il essentiel, notamment en Outre-mer ?

CB : Étant experts de la relation usagers, il nous semblait primordial d’appliquer cette expertise en outre-mer, car nous savons à quel point prendre soin d’une relation nécessite d’être présent. Dans ce sens l’ancrage local est essentiel. Aussi, il y a des nuances, qui paraissent insignifiantes lorsqu’on est loin mais qui sont des évidences lorsqu’on est sur place. Oppidis filtre et priorise pour attirer notre attention au bon endroit.

GB : Il y a toujours une crainte en outre-mer de ne pas être écouté, et de ne pas avoir de réponse adaptée. Les collectivités d’outre-mer sont attachées à la proximité, à la connaissance de leurs approches parfois différentes et à une analyse qui synthétise les solutions possibles.

Quelle est la force d’Arpège dans cette collaboration ?

GB : La force d’Arpège est double, avec d’un côté son assise et les bénéfices d’un parc important installé en métropole et d’autres territoires d’outre-mer. Expert des collectivités locales avec des produits pensés pour et avec les agents qui utilisent ces logiciels au quotidien. Ils visent une expérience utilisateur sans couture partout dans le monde !

Et d’un autre côté, sa confiance dans notre collaboration est évidemment un point clé d’un partenariat qui fonctionne bien.

Comment s’organise la coordination entre vos équipes ?

GB : On essaie de faire simple ! Nous avons des interlocuteurs au sein d’Arpège que nous sollicitons après avoir déjà passé du temps pour trouver une solution avec nos clients. Ils savent donc être très réactifs quand nous avons besoin de leur aide, soit pour un retour d’expérience, soit pour une expertise qui dépasse la question basique. Nous sommes relativement autonomes et savons répondre à la très grande majorité des questions posées par les clients. Arpège est sollicitée sur des questions où la réponse nécessite une analyse plus poussée ou sur des aspects purement techniques. Je remercie au passage Dominique et Mikael de l’équipe « Back Office » chez Arpège, nos principaux interlocuteurs, à qui nous donnons parfois peut-être quelques mots de tête.

CB : On a confiance dans l’expertise d’Oppidis sur les aspects fonctionnels et règlementaires des outils. Lorsque les sollicitations remontent, on sait qu’il y a une bonne raison derrière.

Qu’est-ce que ce partenariat change concrètement pour une collectivité cliente ?

CB : Avoir un partenariat local assure à nos clients réunionnais une expertise terrain et une réactivité qui n’aurait pas été envisageable avec un service unique depuis la métropole.

GB : En effet, cela chance à la fois tout et rien. Je m’explique. D’un côté tout, car ils ont un interlocuteur local aux heures de bureau de La Réunion dans des délais très rapides. On peut s’enorgueillir d’avoir un temps de réponse très rapide. Et de l’autre rien, car les logiciels ont les mêmes technologies et sécurité (en SAAS) que les communes de la métropole. Les communes de La Réunion bénéficient de la même force de frappe technique proposée par Arpège.

Comment accompagnez-vous les agents dans la durée ?

GB : L’expérience accumulée et la technicité des solutions mises en œuvre font qu’aujourd’hui, nous avons très peu de questions basiques de la part de nos clients. Nous sommes de plus en plus sollicités pour des retours d’expérience d’autres communes ou des questions organisationnelles voire réglementaires. Les logiciels font ce pour quoi ils sont conçus et c’est bien tout l’accompagnement personnalisé et une assistance élargie qui prennent le dessus aujourd’hui.

CB : C’est important pour nous que les clients sentent que nous sommes à leurs côtés. Ce relationnel est particulièrement palpable dans des moments cruciaux pour la vie de la collectivité comme les élections ou les périodes d’inscriptions.

Quels sont les retours que vous avez des collectivités ?

GB : Les retours sont très bons ! Au sortir des élections municipales 2026, nous avons eu des retours directs de plusieurs communes qui venaient tout juste de choisir les solutions d’Arpège et qui ont pris le temps de nous remercier pour le bon déroulement de toute la préparation et la gestion des scrutins, avec les logiciels ADAGIO et SOPRANO. Ça fait très plaisir, et les retours sont aussi très bons sur les autres sujets que nous traitons : Enfance, scolaire, funéraire, ...

CB : Lors des rencontres faites en avril 2026, nous avons senti un vrai enthousiasme pour notre nouvelle génération de produits. En particulier sur la démonstration de Concerto 7 avec l’espace démarche nouvelle génération. Ces applications ont été pensées mobile-first avec une prise en compte de l’accessibilité (en s’appuyant sur le RGAA). Les agents identifient immédiatement le gain de temps et d’efficacité qu’ils peuvent avoir.

Quels sont aujourd’hui les grands défis des collectivités en Outre-mer ?

GB : Les financements et le maintien des compétences dans les services des collectivités. Il y a certainement de nouvelles organisations internes à trouver et une redéfinition des missions à apporter aux administrés dans beaucoup de collectivités. La diminution des ressources va certainement contraindre certaines mairies à se concentrer sur leurs missions premières. Nous travaillons précisément sur ces sujets (État Civil, Élections, Funéraire, Inscriptions Scolaires…). Nous serons avec les communes pour que leurs missions régaliennes soient accomplies.

CB : Le numérique est un moyen sans précédent de réduire l’écart en termes d’accès au service public pour tous les citoyens et citoyennes. Profitons de cette opportunité pour aller encore plus loin dans la relation usagers.

Quel message souhaitez-vous adresser aux collectivités aujourd’hui ?

GB : Tout d’abord les remercier pour leur confiance. On a parfois commencé des collaborations en mairie par un « aou lé vraiment sûr ou koné le zafair  ? », mais au final, le travail effectué a permis de rassurer tout le monde. Nous souhaitons adresser aussi un message de confiance dans l’avenir : les communes auront certainement des échéances techniques, réglementaires ou organisationnelles importantes dans les années qui viennent. Arpège et OPPIDIS sauront les accompagner pour réussir ces défis.

CB : Un grand merci pour l’accueil et la qualité de nos échanges. La Réunion, « île intense », n’a pas failli à sa promesse.

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